Exposition Lucien Jacques / Salle des Gardes

Gréoux-les-Bains

Description

1891-1961
Venez découvrir Lucien Jacques qui vécut toute sa vie en état de poésie, s’essayant à tous les arts avec bonheur. Aquarelles, huiles, fresques, tissages, sculptures, gravures, poésies.
Né à Varennes-en-Argonne, il vit à Paris jusqu’en 1922.
À seize ans, il quitte la maison pour vivre en communauté dans l’entourage de la danseuse amé-ricaine Isadora Duncan qu’il vient de découvrir. Il apprend différentes techniques artistiques : dessin, peinture, gravure, tissage, danse... Son choix est clair : il sera un artiste-artisan libre, généreux, fidèle dans ses amitiés.
En 1912, malgré ses convictions antimilitaristes, il part au régiment. En tant que brancardier, il subit les horreurs de la guerre, en rend compte journellement dans ses Carnets de Moleskine, écrit des poèmes et dessine cette période effroyable. Blessé, sa convalescence l’amène en Provence, puis en Bretagne. Après la guerre, il retrouve Isadora Duncan.
Il ouvre une boutique à Saint-Germain-des-Prés où il expose ses œuvres et celles de ses amis. Il commence à éditer. Il fréquente les grands noms de l’époque : Gide, Guéhenno, Guilloux, Martinet, Paulhan, Poulaille...
Pour des raisons de santé, il quitte Paris pour Grasse et se lie avec H.G Wells, Charles Vildrac, Millet, Walker Evans... Chroniqueur dans la revue marseillaise La Criée, il y découvre un poète génial : c’est Jean Giono. Il le publie, le fait connaître, l’aide dans ses premiers pas de romancier et leur amitié durera quarante ans.
Ensemble, tous deux traumatisés par la guerre de 14, ils collaborent aux revues pacifistes et essaient de préserver la Paix, en particulier lors des rencontres du Contadour, et traduisent Moby Dick de Melville.
L’activité de Lucien Jacques est intense, mais ne rapporte rien. Humble et allergique aux « combines » des milieux artistiques, il s’en accomode.
Pendant la guerre 39-45, il vit avec les bergers, peint et écrit sur les paysages de cette Haute-Provence qu’il affectionne.
Il vit à Montlaux, puis à Montjustin où il écrit Tombeau d’un berger, en hommage à Justin Nègre.
Ayant souffert toute sa vie (poumons et estomac), il s’installe en 1955 à Gréoux-les-Bains où ses amis s’occupent de lui. Malgré tout il continue à peindre, exposer, graver, éditer, et réalise des décors pour le film Crésus, de Giono.
Il s’éteint à Nice le 11 avril 1961 et est enterré à Montjustin le 13.

Type de fête ou manisfestation

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Langues parlées

  • Français

Ouvertures

Du 01/07 au 30/08/2020 de 15h à 18h. Fermé lundi et mardi.

Tarifs

Accès libre.

Modes de paiement

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