Que faire dans les alentours ? Le meilleur de Manosque, en quelques clics !
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Cité millénaire, Manosque possède un important patrimoine, que vous pourrez découvrir au fil de vos promenades, au cœur du centre-ville historique comme sur ses collines.
Le blason de Manosque représente quatre mains. En effet, l’homophonie entre « Manosque » et « manus » — la main, en latin — explique sans doute ce choix. De plus, la ville médiévale comptait quatre portes et quatre quartiers : Palais, Hébréards, Martels et Payans. Ainsi, ces armoiries symbolisent probablement l’unité du territoire et le rassemblement des Manosquins.
Ce bel édifice date de la fin de la Renaissance provençale. Longtemps, il appartint à la famille de Gassaud. En 1774, Mirabeau, futur tribun du tiers état, y fut exilé sur lettre de cachet royale, pour conduite dissolue. Aujourd’hui, la maison abrite le presbytère de la paroisse de Manosque.
Cette maison à génoise séduit par sa cour intérieure, un patio aujourd’hui fermé. Par ailleurs, un escalier dessert les étages, grâce à des galeries intermédiaires. En 1842, le bâtiment fut légué au Bureau de Bienfaisance de la ville. Il accueillit alors un établissement de charité pour les vieillards indigents et les enfants orphelins.
Deuxième paroisse de Manosque au Moyen Âge, cet édifice tardif remonte aux XIIIe-XIVe siècles. On ne le consacra qu’en 1372. Ainsi, l’église mesure 40,10 m de long sur 23,70 m de large. Par ailleurs, sa nef repose sur des croisées d’ogives. À la croisée du transept, une coupole octogonale abrite de magnifiques orgues baroques du XVIIe siècle. Un artisan local, Guillaume Bounard de Rians, réalisa le campanile. D’abord commandé pour le beffroi de la maison de ville, il retrouva sa place sur le clocher rehaussé en 1868, lorsque l’ancienne mairie disparut.
Autrefois, cette place s’appelait place du Cimetière. En effet, jusqu’au XVIIIe siècle, les cimetières occupaient la ville, autour des églises. Celui de Saint-Sauveur s’étendait derrière le bâtiment. Puis, entre la fin du XVIIIe et le début du XIXe siècle, la salubrité imposa de les déplacer hors des murs.
Pendant des siècles, faire entrer des marchandises exigeait de payer l’octroi, une sorte de douane intérieure. Supprimé après la Libération, cet octroi se trouvait sans doute ici. D’ailleurs, un étroit passage subsiste. On y découvre encore un immeuble de la fin du Moyen Âge et sa belle pièce voûtée.
Édifiée aux origines mêmes de Manosque, cette église plonge dans un passé lointain. En effet, des fouilles ont révélé, dans son secteur, un premier noyau urbain du IIIe siècle. D’ailleurs, les archives la mentionnent dès la fin du Xe siècle. Sa construction est sans doute plus ancienne encore. De style roman, elle a beaucoup évolué au fil des siècles. Ainsi, jusqu’au XIIIe siècle, Notre-Dame de Romigier reste l’unique paroisse de Manosque.
En 1770, la commune acquiert l’immeuble de Monsieur de Pochet, avocat au parlement d’Aix-en-Provence. Elle remplace ainsi l’ancienne maison de ville, accolée à Saint-Sauveur, où les consuls siégeaient depuis 1397. L’édifice se dresse au cœur de la ville. À l’intérieur, remarquez le buste de Gérard Tenque, fondateur de l’ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, attribué à Pierre Puget. Admirez aussi une série d’aquarelles de Louis-Denis Valvérane, qui évoquent une histoire romancée de Manosque. Enfin, de très belles portes du XVIIIe siècle complètent l’ensemble.
Sur cette place, point le plus haut de la vieille ville, le dernier comte de Forcalquier, Guillaume IV, fit ériger un château. À sa mort, en 1209, le palais devint la résidence des commandeurs des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, futurs Chevaliers de Malte au XVIe siècle. Ainsi, ils l’occupèrent jusqu’en 1602. Déserté puis délabré, le château fut démantelé en 1793, sur ordre du Comité révolutionnaire. En 1977, la place devint un parking. Aujourd’hui, elle accueille le marché principal de Manosque, tous les samedis matins.
Près de cette place — jadis appelée place de l’Hôpital vieux — s’ouvrit en 1556 l’hôpital Sainte-Barbe. De plus, sur deux niveaux, il comptait une dizaine de chambres et une chapelle. En 1708, le tremblement de terre qui frappa Manosque endommagea gravement cet hôtel-Dieu, déjà délabré. Grâce à diverses donations, on le reconstruisit finalement hors de la ville, près de la porte Guilhempierre.
Le Centre Jean Giono occupe une bâtisse provençale du XVIIIe siècle. En effet, c’est le premier hôtel particulier bâti hors des murs de la vieille ville. Anciennes tomettes, menuiseries d’époque, beaux plafonds et jardin agréable : tout ajoute au charme de la maison. Inauguré en 1992, le centre constitue aujourd’hui un pôle culturel de premier plan, dédié à Jean Giono et à son œuvre.
Jadis nommée place de l’Observance, elle abritait le couvent des Observantins. Celui-ci s’éleva à la fin du XIVe et au XVe siècle. Après la Révolution, on vendit l’église comme bien national, puis on la transforma en logements. De ce couvent, il ne reste que les vestiges de l’église, actuellement devenue le Conservatoire départemental Olivier Messiaen.
En provençal, « Caragou » signifie l’escargot. Sur cette place s’élevait autrefois le couvent des Bernardines. D’ailleurs, Anne de Valavoire, fille du seigneur de Volx, le fonda en 1634. En effet, réservé aux jeunes filles de familles fortunées, il ferma à la Révolution et fut vendu comme bien national. Au XIXe siècle, il servit de gendarmerie, tandis que la chapelle devint un théâtre. En 1875, Elemir Bourges y fit jouer « Le Miracle de Théophile ».
Cette promenade suit une partie de l’ancien chemin de ronde. D’ailleurs, « bàrri » signifie rempart en provençal. En 1936, Louis Martin-Bret, militant paysan et politique, y fonda la Maison de l’Agriculture, coopérative agricole départementale. En face, de l’autre côté du boulevard, se dresse l’école Saint-Charles, installée là depuis 1839.
Fermée en 2025
Ancienne chapelle des sœurs de Notre-Dame de la Présentation, l’édifice fut classé Monument Historique en 1987, pour son style néoclassique. Depuis 1991, il abrite la Fondation Carzou. Ce centre culturel s’articule autour de l’œuvre testamentaire du peintre Carzou, « Apocalypse ». Créé pour le lieu, cet ensemble de peintures évoque surtout les guerres et les utopies du XXe siècle. Carzou (1907-2000) a été considéré, dans les années 50, comme l’un des dix artistes les plus influents de sa génération grâce à son graphisme puissant et à son talent de visionnaire.
En 1367, afin de reconstruire leur premier couvent et l’église situés « extra-muros» et détruits pour fait de guerre, les religieux de religieux de l’ordre mendiant des Carmes achetèrent un terrain proche de la porte Guilhempierre, à l’abri des remparts. Cloître, sacristie, dortoir, réfectoire, cuisine, cellier : il s’agissait d’un couvent riche et structuré, dont il ne reste rien. D’ailleurs, le Parlement de Provence y tint ses sessions entre 1589 et 1591. En effet, pour punir Aix-en-Provence de son attachement à la Ligue, le roi Henri III l’avait transféré à Manosque, plus sûre pour le pouvoir royal. Le couvent des Carmes ferma définitivement en 1786.
En 1770, les consuls achetèrent l’immeuble de Monsieur de Pochet pour y établir la nouvelle maison de ville. Par ailleurs, le bâtiment possédait de vastes dépendances. Les consuls voulaient en effet y installer les greniers communaux. Ainsi, ils pouvaient stocker des réserves de grains et les distribuer en cas de disette. Par ailleurs, ces magasins d’abondance se trouvaient à l’arrière de l’Hôtel de Ville. Aujourd’hui, seule subsiste une grande arche d’entrée.
En l’an 900, les Sarrasins détruisent les villes. Les habitants gagnent alors les collines et fondent cinq villages, dont Toutes-Aures. Au XIe siècle, deux églises s’y dressent : l’une dédiée à Notre-Dame de Toutes-Aures, l’autre à saint Jacques. Puis, au XVe siècle, le village se dépeuple et les églises tombent en ruine. En 1422, une restauration urgente s’impose : on reconstruit la voûte de Notre-Dame avec les pierres des deux églises.
En 1631, une grave peste frappe la ville. Les consuls font alors vœu de relever la chapelle et d’y venir chaque 21 novembre, jour de la Présentation. Ensuite, on la reconstruit entre 1634 et 1637, en remerciement à la Vierge. Dès lors, les Pères Carmes y célèbrent la messe chaque jour. Dès lors, la chapelle prend le nom de Notre-Dame-du-Mont-Carmel. Les Carmes s’y installent épisodiquement jusqu’en 1753. En 1708, un fort tremblement de terre ébranle Manosque. De nouveau, les consuls font vœu d’un pèlerinage annuel, le 15 août. À la Révolution, on pille la chapelle ; les dégâts sont réparés dès 1795. À noter : de nombreuses œuvres se découvrent à l’intérieur.
Géologiquement, le Mont d’Or est une colline de poudingue, un agglomérat de cailloux liés par un ciment naturel déposé par la Durance. À son sommet, un point de guet a sans doute toujours veillé sur la cité. Déjà, du temps des Gaulois, un gardien y annonçait l’arrivée des ennemis. Vers l’an 900, quand les Sarrasins attaquent Manosque, les habitants fuient le bourg. Ainsi, ils s’installent dans cinq hameaux, en hauteur, pour plus de sûreté.
En 974, Guillaume, fils de Boson, libère la Provence des Sarrasins. Cette année-là naît le comté de Provence. Guillaume, dit le Libérateur, fait bâtir un château sur le Mont d’Or, sa résidence d’hiver, et agrandit le Castrum. Ainsi, un village fortifié s’élève, avec ses remparts, au centre d’une agglomération nommée « Château ». Au début du XIIIe siècle, deux églises y apparaissent : l’une dédiée à saint Martin, pour le village, l’autre à Notre-Dame, chapelle privée du château.
Aux XIVème et XVème siècles, les 5 villages se dépeuplent, probablement pour la sécurité, mais aussi peut-être parce que le dernier Comte de Forcalquier, Guillaume IV, donne des privilèges qui ne sont appliqués qu’aux seuls habitants du Bourg. Le village s’est détruit avec le temps, mais le château, de construction plus solide que le reste du village, a résisté plus longtemps. Jusqu’au début du XIXème siècle, la tour, dont il reste encore les vestiges, avait ses 4 côtés. Le village du Mont d’Or est déserté vers 1580, mais les constructions subsistent. Une partie du château s’écroule en 1708 à la suite du tremblement de terre. Les pierres serviront, en 1757, à la construction des murs de la promenade de la Plaine. En 1789, la Provence perd ses privilèges. Après cette date, on a donné une nouvelle appellation à la colline : le terme « Mont d’Or » remplace le nom « Colline du Château ».