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Manosque, cité millénaire, était jadis cernée par un rempart et quatre immenses portes. Placées aux points cardinaux, elles ouvraient l’accès au centre de la ville.
Dans son état actuel, la porte de la Saunerie date de la fin du XIVe siècle. Pourtant, la ville existait déjà 300 ans avant J.-C. Son nom vient du provençal « Sau », qui signifie sel. En effet, un entrepôt lui faisait face et stockait le sel. On y payait aussi la gabelle, l’impôt sur le sel. Aujourd’hui, sous la porte, on découvre une représentation simplifiée des armoiries de Manosque.
La porte Soubeyran fut construite au XIIIe siècle. Une balustrade sépare sa partie haute de sa partie basse. Une tour à horloge la surmonte, et cet ensemble date du XIXe siècle. Un campanile en fer forgé la couronne. D’Apt, Bauchamp le réalisa en 1830, en forme de poire. Ainsi, il rappelle la silhouette des remparts médiévaux. Enfin, « Soubeyran » est un terme provençal. Il désigne la porte la plus haute de la ville, au nord.
Au bas de la « Rue d’Aubette » se dressait autrefois une autre porte. « Aubette » signifie « petite aube ». En effet, tournée vers l’est, elle recevait le moins de soleil. C’était aussi la plus basse des quatre portes. Elle ouvrait sur le quartier d’Aubette, populaire et très animé. Là, les tavernes attiraient de nombreux passants.
La porte Guilhempierre porte le nom du notaire de Guillaume IV, dernier comte de Forcalquier. En effet, ce notaire rédigea les deux chartes qui fixaient les droits des Manosquins. Hélas, on détruisit la porte vers 1830, pendant les épidémies de choléra. On voulait alors lutter contre l’insalubrité et laisser entrer la lumière. La porte actuelle date des années 1980. On la reconstruisit ainsi pour les premières fêtes médiévales de Manosque.